Mercredi 28 juin 2006

Quelques phrases, dictons, glanés ça et là, retrouvés dans un carnet d'une jeune fille rêveuse....(1967)

Le vent est au feu, ce que l'absence est à l'amour. Il éteint les petits mais ravive les grands.

Le bonheur est la seule chose qu'on puisse donner sans l'avoir.....

Avoir un ami, c'est avoir un autre soi-même, Quand l'un est absent, l'autre le remplace. Si l'un est riche, l'autre ne manque de rien. Si l'un est faible, l'autre lui donne ses forces               "CICERON"

L'amitié est un joyau très rare ici bas, seul le coeur peut lui servir d'écrin.

S'aimer c'est se le dire quelquefois, c'est le prouver toute la vie.

Il n'y a paru pour l'homme que trois évènements : naître, vive et mourrir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourrir et, ....il oublie de vivre.                                 La Bruyère

Le sourire coûte moins cher que l'électricité, mais il donne autant de lumière.

Le plaisir peut s'appuyer sur l'illusion, mais le bonheur repose sur la réalité.

Ceux qui lisent, savent beaucoup...ceux qui regardent savent davantage....Alex. Dumas fils

Ferme les yeux, et tu verras   Joubert

On guérit plus facilement d'un coup de lance que d'un coup de langue.... proverbe chinois

C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.     E.Rostand

Plus je vois les hommes, plus j'aime mon chien... PASCAL  (ah !!!moi personnellement je préfère les chats !)

Malheur aux gens qui n'ont jamais tort, ils n'ont jamais raison    Le prince de Ligné

Un homme et une femme se prennent, se méprennent, se reprennent, se surprennent, mais ne se comprennent, plus rarement.

On se repend d'avoir parlé, jamais de s'être tû.

La vie est une rose, les pétales, les illusions et les épines en sont les réalités.

et Sacha Guitry de nous dire :

On peut faire semblant d'être grave, on ne peut pas faire semblant d'avoir de l'esprit, Il faut en avoir et...n'en a pas qui veut.

une petite pointe d'humour mais pas si loin de la réalité :

on s'étudie...trois semaines ; on s'aime....trois mois (?), mais on se dispute...trois ans, on se tolère ...trente ans. ...et les enfants recommencent   H.TAINE

Rien n'honore plus une femme que sa patience, mais rien ne l'honore moins que la patience du mari (ça existe ça ?)

Pour une heure de joie unique et sans retour, de larmes précédées et de larmes suivies. Pour une heure, tu peux, tu dois aimer la vie. Quel homme, une heure au moins, n'est heureux à son tour ?   Sully- Prudhomme

 

publié dans : POEMES DICTONS
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Mercredi 28 juin 2006

Jean Ferrat nous l'a chanté, je vous laisse méditer ces quelques paroles d'Aragon

Que serais-je sans toi, qui vins à ma rencontre, que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant. Que cette heure arrêtée au cadran de la montre, que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J'ai tout appris de toi sur les choses humaines et j'ai vu désormais le monde à ta façon, J'ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines, comme on lit dans le ciel, les étoiles lointaines. Comme au passant qui chante on reprend sa chanson, j'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne, qu'il fait jour à midi, qu'un ciel peut être bleu. Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne. Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux, tu m'as pris par la main comme un amant heureux.

Qui parle de bonheur a souvent les yeux tristes, n'est-ce-pas un sanglot que la déconvenue. Une corde brisée aux doigts du guitariste. Et pourtant je vous dis, que le bonheur existe. Ailleurs que dans le rêve, ailleurs que dans les nues, Terre, terre, voici ses rades inconnues.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre, Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant. Que cette heure arrêtée au cadran de la montre, que serais-je sans toi que ce balbutiement.

merci à Jean Ferrat de nous avoir interpreté, avec oh combien de poésie, ces paroles d'Aragon.

par louis aragon publié dans : POEMES DICTONS
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Mercredi 28 juin 2006

Pour vous faire patienter en attendant de nouveaux articles, voici un poème retrouvé de Pablo Neruda  extrait de "Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée"

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas.On dirait que tes yeux se sont envolés, et on dirait q'un baiser t'a clos la bouche.

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme, tu émerges des choses plein de mon âme. Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme, et tu ressembles au mot : mélancolie

j'aime quand tu te tais et que tu es comme distante, et tu es comme plaintive, papillon que l'on berce. Et tu m'entends au loin, et ma voix ne t'atteint pas : Laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence, Clair comme une lampe, simple comme un anneau.  Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée, ton silence est d'étoile, si lointain et si simple.

J'aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente, distante et dolente, comme si tu étais morte. Un mot alors, un sourire suffisent, et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.

       

par COLETTE PIRAZZOLI publié dans : POEMES DICTONS
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