Lundi 19 mai 2008

quel agréable début de journée, que de lire ce matin le témoignage de EVE.
Pour ceux qui ne sont pas abonné à notre blog (c'est facile à faire vous pouvez vous inscrire vous-même, lorsque vous venez tout simplement le lire).

Voici ce témoignage, et cela vous incitera sans aucun doute à prendre, si cela vous est possible, une décision magnifique, celle de vous positionner sur le fichier des donneurs de moelle osseuse et/ou en parler autour de vous.
 
UNE VIE A ETE SAUVEE par un donneur de moelle anonyme.
C'est la réalité, une belle réalité... puissions nous faire partie, bien humblement, de l'enrichissement du fichier en France, et avoir d'autres témoignages aussi vrai !

Ce témoignage pourrait être le vôtre, ou celui de quelqu'un qui vous est proche, et cher !

over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par eve sur l'article YANN donneur de moelle osseuse, sur votre blog arhepan.rhonealpe

Extrait du commentaire:
Il n'y a pas de mots pour dire un grand merci, car moi même j'ai été greffée, il y a 6ans et demi, j'ai reçu la moelle d'un donneur anonyme, j'ai souvent eu envie de le rencontrer pour lui dire un grand MERCI, mais comme vous le savez c'est impossible, il m'a donné la vie une  2 eme fois, comme une mére peut donner la vie, alors pour des gens comme toi et tous ces donneurs anonymes, vous restez de trés grands hommes(femmes). Encore merci même si ce merci ne représente pas le 10eme de son sens. Formidables, genereux, ecore merci.



par colette PIRAZZOLI-EHRMANTRAUT publié dans : TEMOIGNAGES
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Vendredi 10 mars 2006

YANN ET MICK MICHEYL NOTRE MARRAINE   DEUX PERSONNES GENEREUSES     ON VOUS AIME

TEMOIGNAGE DE YANN DONNEUR DE MOELLE

Après l’annonce de la maladie de mon frère Sébastien, nous étions tous désemparés, sans ressources et effondrés. Lorsqu’on a su qu’une greffe pouvait le sauver, Raphaël (notre grand frère) et moi-même sommes tout de suite allés passer les examens qui allaient nous dire si l’un de nous deux était compatible avec Sébastien. Suite à cela il s’est avéré que j’étais compatible, et qu’il y avait de ce fait une chance de sauver mon frère. J’étais à l’époque âgé de 17 ans et n’étais donc pas majeur, j’étais donc aux yeux de la loi, obligé de me rendre au tribunal de grande instance (Lyon), pour affirmer de vive voix et ce devant un juge que OUI, effectivement je voulais essayer de sauver mon frère, et ce sans y être forcé par mes parents. Pour ma part j’ai trouvé cela très déplacé de faire subir ce genre de chose qui pour moi était franchement inutile à des familles qui sont à ce moment là dans la détresse, l’angoisse et la peur. Mais bon c’est la loi ! L’espoir est revenu peu à peu au sein de notre famille, mais il fallait faire vite. Je suis donc allé rapidement faire un prélèvement de sang, qui devait servir d’autotransfusion lors de la greffe. Suite à un problème dans la chimiothérapie de Sébastien, la greffe prévue pour le 13 mai a du être reportée. Je suis retourné une seconde fois faire une provision de sang, car celui fait auparavant n’était plus utilisable. Mais cela n’avait pas d’importance pour moi, car l’essentiel était de sauver mon frère avant tout. Pendant la durée de ces évènements, Sébastien était toujours en chambre stérile à l’Hôpital Edouard Herriot à Lyon. Après une préparation de 10 jours pour Sébastien, destruction de sa moelle malade, on était le 20 juin 1996 : la greffe était enfin possible. Je me suis donc rendu à Edouard Herriot, pour que l’on me fasse le prélèvement de moelle osseuse, qui allait et nous l’espérions tous, sortir Sébastien de la souffrance, où le plongeait sa maladie, maudite H.P.N.. Lorsque je suis descendu au bloc opératoire, un sentiment de joie était avec moi. Le prélèvement a duré environ 1/2 heure. Après mon réveil, je me suis rendu auprès de Sébastien qui était en train de recevoir la moelle que l’on venait de me prélever. Je suis resté à ses côtés jusqu’à la fin de la transfusion de moelle. Je ne peux expliquer la sensation que j’avais, ni le sentiment que j’éprouvais lorsque je regardais le passage de ma moelle dans son corps. Les souffrances du passé, les angoisses du futur et le grand bonheur du présent étaient mélangés.

 Je ne peux finir ce témoignage sans souligner un point qui est pour moi très important : Dans notre histoire, nous avons eu une chance, enfin si on peut appeler cela comme ça, c’est qu’il y avait dans notre famille quelqu’un de compatible et qui pouvait sauver Sébastien. Je tiens à dire que ce n’est pas toujours le cas. C’est pour cela que j’invite tous le monde à s’inscrire sur la liste de donneur, cela ne vous coûte rien et peut rapporter tellement. Pour terminer je voulais aussi vous préciser que l’intervention pour la greffe est sans douleur, ou tout du moins très minime. De toute façon, le fait de sauver quelqu’un permet de supporter le petit mal de dos que l’on peut avoir.

 

N.B. Yann et son amie Marielle vont faire les démarches pour s'incrire sur le fichier. Yann est prêt à donner une seconde fois sa moelle pour sauver quelqu'un qu'il ne connaître sans doute jamais, mais vous l'avez compris, ce petit geste (si grandiose par sa générosité) permettra à une autre Sébastien de vivre. Marielle m'a promis de prendre les choses en main, ils iront ensemble. Car Yann, a donné sa moelle à son frère, mais n'est de ce fait pas inscrit automatique pour d'autres demandeurs, il doit renouveler la démarche, et en cela il sera accompagné par sa tendre Marielle.  Merci à tous les deux, merci pour ceux qui pourront bénéficier de votre généreux don !

par COLETTE PIRAZZOLI publié dans : TEMOIGNAGES
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Mercredi 8 mars 2006

PARU dans le PROGRES DE L AIN ce jour, et avec l'accord de l'intéressé, j'ai pensé qu'il était très positif de vous faire part de cet article. Nous remercions la journaliste qui nous a mis rapidement en contact avec l'intéressé.

ATTEINT D'UNE LEUCEMIE AIGUË, il fête les 16 ans de sa nouvelle vie

Plus jeune maître d'hôtel de France, Pierre MANGONAUX a brûlé la vie par les deux bouts : trop d'alcool, trop de tabac, trop de vitesse, trop de tout..."car ce métier, c'est la fête". Mais, à 36 ans la vie lui présente l'addition. Au terme d'un long voyage en voiture, il arrive à Lyon avec le pied enflé, violet, sentant "mauvais"...Les examens révèlent une leucémie aiguë myéloblastique du type 5, au pronostic très défavorable. "Les médecins m'ont fait comprendre que, sans greffe, j'en avais pour six mois". explique cet hédoniste.

"aujourd'hui, Pierre veut montrer qu'on peut vivre avec un cancer"

En novembre 1989, Pierre entre dans une chambre stérile, dont il fait changer le numéro...13 en 12 bis. "je pensais que j'allais mourir alors que j'avais plein de projets." Il fait venir des peluches, des photos...et des croix. "La force pour tenir, je l'ai eu car je suis très croyant" estime-t-il. L'espoir arrive grâce à l'un de ses frères, André, "pratiquement mon jumeau cellulaire".

"ce n'est pas difficile de choisir la vie"

Après une chimiothérapie intensive et une irradiation totale, pour "tuer toutes les cellules cancéreuses", Pierre reçoit une greffe de la moelle osseuse d'André, le 8 mars 1990. Après un mois, alors qu'il ne pèse plus que 37 kf, il sort de la chambre stérile.

Déclaré par la Cotorep invalide à 80%, Pierre s'est vu "proposer du travail dans un atelier protégé alors que ce n'était absolument pas ce que je voulais faire"<; <s'il ne peut pas être salarié, il peut cependant être "gérant", "comme si un gérant ne travaillait pas !". "Têtu", il attendra neuf ans avant de reprendre ses rêves, là où il les avait laissés, en ouvrant un restaurant à la campagne - grâce à "une femme qui m'a fait confiance" - puis en se lançant dans le vêtement.

Ajourd'hui, le quinquagénaire a abandonné les excès, car ce "n'est pas difficile de choisir la vie". Conscient de sa chance, il compose "avec cette épée de Damoclès", accepte qu'il y ait "des choses que je ne peux plus faire", évite les contrariétés, ne s'engage que dans des projets qu'il est sûr de réussir...

Et il parle de sa maladie sans détours "car si je n'en parle pas, j'ai encore plus peur". Il supporte ses deux bronchites par an - au printemps et à l'automne - ses deux paires de lunettes, ses trous de mémoire, sa canne pour marcher... sans perdre son humour et son extravagance.

Tout ça pour "montrer qu'on peut vivre avec un cancer". Samedi, il fêtera les seize ans de cette greffe avec sa famille et ses amis. En pensant déjà, à la fête "royale" qu'il compte bien organiser pour les vingt ans de sa greffe.

propos recueillis par Sylvie Montaron.

Nous avons contacté "ce miraculé" et il viendra témoigner à notre assemblée générale le 25 mars prochain. Le contact a été très convivial, il est heureux de montrer que malgré quelques aléas, avec du courage, le moral et la volonté on peut y arriver. Un monsieur Grand par son combat et nous avons hâte de l'accueillir et de faire sa connaissance.  A bientôt Pierre !!!

par COLETTE PIRAZZOLI publié dans : TEMOIGNAGES
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